L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a organisé un cocktail jeudi dernier en collaboration avec Lome Container Terminal (LCT). Objectif : Présenter les investissements de LCT au Togo et parler des perspectives de l’économie maritime. Cette rencontre qui a réuni des membres de l’AGET, des représentants du secteur privé et des autorités administratives et traditionnelles, s’est déroulée au siège de LCT au port de Lomé. Elle a bénéficié du parrainage du ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, Edem Tengue. Après le mot du Directeur Général de LCT au Togo qui a souhaité la bienvenue à ses hôtes, il était question de découvrir davantage le port de Lomé actuellement 4ème au classement africain, à travers les installations de LCT, ses investissements dans notre pays et sa contribution à l’économie nationale. David Elbez, Directeur Terminal Investment de TIL, et ancien président de l’AGET, heureux de revenir au Togo pour continuer à soutenir le terminal LCT et son développement, a indiqué notamment que cette infrastructure permet aujourd’hui au Togo de rayonner sur l’ensemble du continent avec une vision internationale du transport maritime et de la logistique portuaire. Mais avant, il a exprimé sa gratitude à l’AGET pour sa vitalité et ses efforts en faveur de la promotion de l’économie togolaise et de la compétitivité des entreprises. « Nous avons toujours eu un soutien effectif des autorités togolaises sur ce projet. Nous sommes très heureux aujourd’hui de recevoir l’AGET où j’ai été avec bonheur co-fondateur. J’ai été le 3ème président de l’association et j’ai participé de façon assidue à toutes ses réunions. La qualité et la structuration de l’AGET démontrent aussi l’évolution structurelle de l’économie togolaise », a-t-il déclaré. En ce qui concerne les chiffres clés à retenir, David Elbez a fait savoir que LCT va réaliser cette année environ 1,8 million de conteneurs EVP, une productivité comparable à celle du port d’Anvers. « Nous nous comparons aujourd’hui aux meilleurs terminaux dans le monde. Nous avons atteint un niveau d’excellence qui est le fruit de la formation et du travail collectif. Le profit immédiat n’est pas la vision du Groupe », a-t-il affirmé. 301 milliards ont été investis sur ce terminal. « Et ce n’est pas fini. Nous continuons d’investir. Nous allons arriver à 321 milliards dans les deux prochaines années. Nous avons créé 2000 emplois, avec un salaire minimum brut de 350.000 FCFA. Un portiqueur gagne aujourd’hui chez nous un salaire brut de 1.100.000 FCFA par mois. LCT, c’est aussi un ascenseur économique et social. Nous faisons rentrer 160 millions d’euros de devises par an dans l’économie togolaise. Nous avons effectué 4200 formations en 2023. Toute l’évolution, toute la qualité opérationnelle, toute l’efficacité de ce terminal est liée à la formation, à la transmission et à la motivation financière du groupe. C’est ce qui nous permet aujourd’hui d’avoir ces résultats. Nous voulons continuer à être la locomotive, un élément important de l’économie togolaise. Nous continuons à travailler de façon étroite avec l’Etat », a-t-il laissé entendre. Plaidoyer de l’AGET En présence de trois anciens présidents de cette organisation patronale dont David Elbez, José Symenouh et Clément Ahialey, qui ont rehaussé l’évènement de leur présence, l’actuel président de l’AGET, Jonas Daou, n’a pas manqué de remercier les autorités et le secteur privé pour leur mobilisation massive à ce rendez-vous. « L’objectif de cette initiative, c’est d’abord de contribuer à plus d’interaction par moment, mais aussi aborder des sujets qui nous permettent de structurer notre réflexion sur comment nous contribuons à l’écosystème national. Pour nous qui travaillons dans cette zone nous voulons faire une doléance au ministre de l’Economie Maritime qui nous honore de sa présence. Nous voulons une infrastructure qui permette de fluidifier la circulation. Plus 60% des échanges commerciaux sont réalisés dans cette zone. Autour du port, nous avons tout l’arsenal industriel. On a PIA, c’est vrai. Et c’est beau quand vous passez devant PIA. Nous voulons la même chose dans la zone portuaire. Nous avons encore des installations industrielles où il est très difficile de rentrer en période de pluie et moins éclairées », a souligné le président de l’AGET. Conscient du rôle important que le port et tout l’écosystème autour du port jouent dans l’économie nationale ainsi que de l’ambition des pouvoirs publics de faire de notre pays un hub logistique et d’affaires de référence, Jonas Daou a tenu à remercier le gouvernement pour le dialogue public-privé qui s’est beaucoup amélioré ces dernières années. « Deux ou trois points sont fondamentaux pour nous dans notre plaidoyer en faveur du secteur privé pour le compte de la loi des finances 2024. C’est d’abord le taux de l’impôt sur les sociétés qui aujourd’hui au Togo est entre 27 et 28%, alors que la plupart de nos voisins sont à 25%. Nous souhaitons qu’on s’aligne sur les autres. Nous sommes en mesure d’offrir en contrepartie une augmentation du montant de nos investissements dans l’économie nationale. Nous ne demandons pas juste, mais souhaitons aussi contribuer », a précisé le PDG de ZENER. « Nous voudrions aussi que la question du plafonnement des frais de publicité et RSE introduite dans la loi des finances soit revue, parce que c’est restrictif. La question des pénalités devrait également être revue, pour permettre aux PME / PMI d’être plus compétitives. Monsieur le Ministre, nous vous prions d’être notre porte-parole auprès du gouvernement », a-t-il ajouté. « Enfin, je voudrais dire que l’AGET est en train de travailler sur le nouveau Livre Blanc qui sera prêt mi-2024. Et je continue de solliciter la contribution de nos membres et des partenaires techniques et financiers pour enrichir notre Livre Blanc, de sorte à ce que l’AGET puisse être la principale organisation patronale, le meilleur recruteur et en faire plus », relève le président de l’AGET. Edem Tengue : « Nous sommes le royaume logistique d’Afrique subsaharienne » Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, Edem Tengue, s’est réjoui que l’AGET se soit imposée comme une organisation patronale respectable et respectée dans le paysage économique de notre pays. « Je suis très
Bulletin économique de l’AGET
Numéro N°29 du bulletin économique d’information de l’Association des Grandes Entreprises du Togo.Au sommaire :
Les Universités de l’AGET, Acte II : Cap sur l’industrialisation
La 2ème édition des Universités de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), s’est tenue mardi à Lomé. Elle a réuni les acteurs du secteur privé, des membres du gouvernement et des représentants d’institutions financières internationales. Il a été question de trouver des pistes de solutions pour booster l’industrialisation du Togo, et faire du secteur industriel un levier de développement économique du pays. L’Université de l’AGET est un cadre d’échanges, de partages d’expériences et de doléance à l’endroit du gouvernement. La 2ème édition est axée sur le thème : « industrialisation du Togo ». « Les discussions et les échanges au cours de cette assise vont contribuer grandement à renforcer les efforts de développement industriel du Togo », a souligné le président d’honneur, José Symenouh. Les réflexions ont été menées au cours de 3 panels qui ont permis de développer trois thématiques. Notamment la « politique industrielle et facteurs de production », le « financement et industrialisation : rôle des institutions de financements et de l’Etat », et le « développement des chaînes de valeur : agro-industrie et mines ». Ces thèmes ont été développés par d’éminents panélistes. Occasion d’aborder des questions pertinentes telles que l’adéquation emploi-formation, le financement de la connaissance immatérielle, le financement des PMI, les particularités de financement dans le secteur industriel en général, les critères d’évaluation des projets structurants ainsi que la concurrence déloyale. L’AGET ouvre le débat « Le financement des projets industriels reste une question clé pour le développement de l’industrie manufacturière, en témoignent les riches discussions qui ont meublé nos échanges lors des différents panels. Le développement des chaînes de valeurs est essentiel pour assurer la plaine industrialisation du Togo pour d’ailleurs mieux profiter de notre positionnement stratégique et de hub dans le cadre de la zone de libre-échange continental africain déjà opérationnel », a déclaré le ministre de l’industrie, du commerce et de la consommation locale Kodzo Adedze. Pour sa part, la ministre de la promotion de l’investissement, Rose Mivedor a invité le secteur privé à renforcer son appui au gouvernement dans le cadre de sa politique de transformation sur place des matières premières, pour une consommation locale plus dynamique. Par ailleurs, les institutions financières telles que la SFI et la Banque africaine de développement (BAD) ont réitéré leurs engagements aux côtés des autorités togolaises pour le développement du pays. Rappelons que l’AGET travaille sur la question fiscale, la compétitivité des entreprises, le climat des affaires et son Bureau Exécutif se rencontre régulièrement pour apprécier les avancées et les orientations.
Livre Blanc : L’AGET consulte des patrons de presse
L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a annoncé lors d’un déjeuner de presse à Lomé, les couleurs de la publication de son prochain Livre Blanc. Elle a profité de cette rencontre avec des patrons de presse pour recueillir de ces derniers, leurs avis, commentaires et contributions dans le cadre de l’édition du document. Après celui de 2015, le nouveau recueil de propositions, produit périodiquement par l’AGET pour stimuler la liberté d’entreprendre au Togo, sera de nouveau disponible dans les prochains mois. « Le Livre Blanc, c’est avant tout, une vision des chefs d’entreprise que nous sommes. Notre objectif à travers ledit document, est de stimuler la liberté d’entreprendre. Dans ce livre, nous avons un chapitre qui traite de la liberté d’entreprendre, l’administration, la fiscalité, la justice et les affaires sociales. Aussi, mettons-nous le cap sur les secteurs-clés de l’économie nationale, les freins et les possibilités d’investissement au pays », a expliqué Jonas Daou, président de l’AGET. En ce qui concerne les activités menées ces dernières années, l’association dresse un bilan satisfaisant. L’AGET, d’après son patron, cumule à ce jour, un chiffre d’affaires de plus de 1200 milliards FCFA. Le professionnalisme, la transparence, l’innovation et l’intégrité sont entre autres les valeurs entrepreneuriales que promeut l’association. En janvier 2022, l’AGET a signé un accord de partenariat avec la Coalition nationale pour l’emploi des Jeunes (CNEJ). Cet accord porte sur la mise en place d’un programme de mentorat à l’endroit des entrepreneurs togolais, et vise entre autres à développer le partenariat entre l’AGET et les autres organisations patronales de la sous-région, et surtout, à renforcer la coopération internationale et la position régionale du Togo dans les échanges commerciaux. Pour Jonas Daou, l’AGET est au cœur de la croissance économique du Togo. « Nous faisons la promotion des valeurs des entreprises, de l’entrepreneuriat et de ses fondamentaux. Nous œuvrons pour le bien-être de la population et la citoyenneté fiscale. Nous encourageons la production locale et essayons par nos expertises, d’anticiper sur les réglementations. Nous sommes membres de plusieurs organisations. Comme tel, nous intervenons quand il y a des séminaires et nous nous positionnons sur des sujets liés au développement de l’économie », a-t-il indiqué. L’AGET a récemment rendu public, deux documents intitulés « Inquiétudes, attentes et recommandations des Grandes Entreprises » et « Problématique de l’emploi au Togo ». L’AGET est une association qui regroupe de grandes entreprises opérant dans le secteur industriel (agro-alimentaire et produits industriels) et dans les services (banques, assurances sociétés de contrôle, hôtellerie, transit et logistique, manutention portuaire). Elle accompagne les jeunes entrepreneurs, appuie des instituts scolaires pour permettre aux jeunes de bénéficier d’une bonne formation.
Il était une fois Ignace Clomegah !!!
Il y a des disparitions plus marquantes que d’autres ! Le 23 février 2023, le Togo et le monde des affaires ont perdu l’un des leurs, Monsieur Ignace Anani Kokuvi Clomegah. Ce brillant expert-comptable et diplômé de Sciences Po, était un sujet d’élite qui a intégré très tôt le grand cabinet Arthur Andersen. Le parcours de Monsieur Clomegah restera à jamais une source d’inspiration pour l’Afrique de l’excellence. L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) tient à saluer le travail remarquable et la contribution inestimable de Monsieur Clomegah dans le domaine de l’expertise comptable, de la formation des talents et du développement des affaires. Cet homme visionnaire a su faire preuve de perspicacité et d’audace pour bâtir une carrière remarquable, inspirer des générations de jeunes professionnels et contribuer au développement de l’économie africaine. Nous sommes fiers d’avoir compté Ignace Clomegah parmi nos membres. Nous sommes honorés d’avoir pu travailler avec lui et de l’avoir connu. Personnalité immensément respectée, Ignace Clomegah a donné du Togo une image d’excellence et du travail de qualité. Pendant plusieurs années, il a recruté et formé de nombreux talents, notamment des Ivoiriens et des Togolais qui ont aujourd’hui des postes de haut niveau dans des gouvernements, des multinationales, des organisations internationales ou d’autres encore qui sont des chefs d’entreprises chevronnés. Ignace Clomegah était un homme humble, disponible et à l’écoute de tous. Il avait une passion contagieuse pour son métier et pour l’Afrique. Il était respecté et admiré pour son intelligence, sa compétence et sa droiture. Aujourd’hui, l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) rend hommage à Ignace Clomegah, un homme d’exception qui a laissé une empreinte indélébile sur le monde de l’entreprise en Afrique. Nous sommes fiers de compter parmi nos membres, des entreprises qui ont bénéficié de son expertise et de son mentorat. Nous sommes reconnaissants pour tout ce qu’il a fait pour l’Afrique et pour les générations futures. Nous sommes tristes de le voir partir, mais nous sommes également conscients de la chance que nous avons eue de le connaître et de travailler avec lui. Nous garderons toujours en mémoire sa vision, son dévouement et son optimisme. Nous sommes convaincus que son héritage continuera de vivre à travers tous ceux qu’il a formés et inspirés. Nous voulons adresser nos sincères condoléances à la famille d’Ignace Clomegah, à toute l’équipe de DELOITTE TOGO, à son Managing Partner et à tous ceux qui l’ont aimé et admiré. Nous sommes à leurs côtés dans cette période difficile et nous leur offrons notre soutien et notre réconfort. Ignace Clomegah restera à jamais dans nos cœurs et dans nos esprits, comme un exemple de réussite, d’engagement et de détermination. Il était une fois Ignace Anani Kokuvi Clomegah, un homme d’exception… Jonas A.Y. DAOU Président de l’AGET
Les Universités de l’AGET, Acte I : Coup de maître !
C’est un évènement qui a tenu toutes ses promesses. Initiative de l’Association des Grandes Entreprises du Togo, l’Université de l’AGET a rassemblé vendredi 21 janvier dernier, des membres du gouvernement, notamment le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation Locale, et sa collègue du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, des diplomates, une délégation sénégalaise conduite par le président de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES), des chefs d’entreprises, des universitaires, de jeunes entrepreneurs et d’autres personnalités. In fine, les travaux de cette Université auront marqué les esprits. C’est une grande innovation du secteur privé, à l’actif notamment de l’Association des Grandes Entreprises du Togo. L’Université de l’AGET, première du genre, qui vient remplacer le traditionnel déjeuner-débat organisé chaque année en décembre, est une réussite. En effet, l’évènement auquel ont participé une brochette de personnalités, des membres de l’AGET, des invités de marque et de jeunes entrepreneurs, a brillé par la qualité et la richesse des panels animés par de grandes figures du secteur privé. Adama Lam, président de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES), s’est félicité de sa participation à cette Université pour partager avec le secteur privé togolais, l’expérience du Sénégal. « Je me réjouis de prendre part à ces travaux et je remercie le président de l’AGET pour l’opportunité qui nous est donnée d’échanger avec les chefs d’entreprises et le secteur privé sur des questions d’intérêt commun pour nos économies. C’est mon premier séjour à Lomé, au Togo et je me réjouis de l’accueil chaleureux qui a été réservée à ma délégation, de même que l’hospitalité du pays », a-t-il affirmé. « Les activités de l’AGET et la conjoncture économique du Togo », « la relance post-Covid et les emplois de demain : quels secteurs, quelle fiscalité, quels emplois, quel rôle pour les entreprises ? », « coopération régionale, développement des territoires et compétitivité », « digitalisation et modernisation des entreprises et de l’administration publique », sont des thématiques autour desquelles ont tourné les problématiques abordées par les panélistes, en lien avec la compétitivité de l’entreprise, la croissance économique, le développement des territoires pour faciliter la décentralisation des activités des entreprises qui sont, pour la plupart, installées dans la capitale togolaise. Tour à tour, Jonas Daou, président de l’AGET, Adama Lam, président de la CNES, Maximilien Kaffo, Représentant Résident du FMI au Togo, Yves Mayilamene, Directeur Exécutif des Ressources Humaines du Groupe Ecobank, Prisca Boua, Directrice RMO, Thomas Reynaud, Directeur Général de la Société des Grands Moulins du Togo (SGMT), Me Alexis Aquereburu, Maire de la Commune des Lacs 1, Julius Adesina, Ambassadeur du Nigéria au Togo, Edem Agbekponou de CFAO Technologies, Joyce Homawoo, Directeur de la Banque des Transactions à Ecobank Togo et Maryse Adotevi Directrice Générale du cabinet d’audit Deloitte, ont partagé leur point de vue sur différents aspects de ces thématiques lors des Master Class. Lors de cette Université, une convention a été signée entre l’AGET et la CNES pour renforcer la coopération sous-régionale entre les entreprises du secteur privé. L’Association des Grandes Entreprises du Togo a également signé un accord de partenariat avec la Coalition Nationale pour l’Emploi des Jeunes (CNEJ). Cet accord porte sur la mise en place d’un programme de mentorat à l’endroit des entrepreneurs togolais et a pour objectifs de renforcer la synergie entre les membres et resserrer les liens avec le bureau exécutif, échanger sur les perspectives économiques du Togo et les grands thèmes de la vie de l’entreprise, développer le partenariat entre l’AGET et les autres organisations patronales de la sous-région et renforcer la coopération internationale et la position régionale du Togo dans les échanges commerciaux. « Les réflexions issues de ces discussions vont venir alimenter de façon générale les idées que l’AGET partage déjà avec le gouvernement au sein du du cadre de concertation secteur public-privé. Cela va permettre à notre organisation d’être une force de proposition », a déclaré Maryse Adotévi, Directrice Générale du cabinet d’audit Deloitte, membre de l’AGET. Dans son discours de clôture, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation Locale, a exprimé, au nom des plus hautes autorités et en son nom propre, ses félicitations et remerciements au président de l’AGET et à l’ensemble de votre bureau pour leur contribution appréciable et apprécié en vue de la résilience de l’économie togolaise. « Je voudrais également saluer votre ingénieuse initiative d’organiser les présentes assises qui permettent aux membres de votre association de renouer les contacts après la période des fêtes de fin d’année et surtout de réfléchir sur les enjeux et perspectives économiques de notre très cher pays le Togo. Votre Université est une expérience à encourager. (…) L’objectif de l’AGET transcrit dans son livre blanc portant sur l’innovation et les investissements est en parfaite adéquation avec les orientations du gouvernement », a déclaré le ministre Kodzo Adédzé. L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) est une association patronale représentant les grandes entreprises des secteurs de l’industrie, des services, du commerce, des mines et des BTP. Acteur de poids dans l’économie togolaise, l’AGET compte en 2021 soixante-douze membres (72) totalisant pour 2019 un chiffre d’affaires global de 1016,225 milliards FCFA et une contribution aux recettes fiscales du pays d’environ 109 milliards FCFA. A travers cette Université, l’AGET a choisi de renforcer la synergie entre les membres et resserrer les liens avec le bureau exécutif, échanger sur les perspectives économiques du Togo et les grands thèmes de la vie de l’entreprise, développer le partenariat entre l’AGET et les autres organisations patronales de la sous-région, et renforcer la coopération internationale et la position régionale du Togo dans les échanges commerciaux.
Création d’emplois pour les jeunes : Nos solutions
Le Haut conseil pour l’emploi des jeunes a tenu mardi 13 avril à Lomé, sa première session inaugurale sous la présidence de Mme le Premier Ministre, Victoire Tomégah-Dogbé. Placés sous le thème « Entreprises jeunes du XXIème siècle dans les tourbillons de la Covid-19 », les travaux ont connu la participation du secteur privé, notamment de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) dont le président, Jonas Daou, propose trois remèdes au problème de création d’emplois pour les jeunes. Dans son discours à cette session inaugurale du Haut conseil pour l’emploi des jeunes, le président de l’AGET a précisé que son Association se sent interpellée, car, dit-il, plus que tout autre type d’entreprise, les grandes entreprises ont été jeunes, ont traversé des péripéties, capitalisé de l’expérience, testé voire changé leurs stratégies et bâti une capacité plus ou moins forte de résilience. « Oui, il faut parfois ou souvent le rappeler à tous, les grandes entreprises n’ont pas toujours été grandes et c’est pour cette raison qu’elles peuvent être de bons conseils pour l’ensemble de l’écosystèmes et des parties prenantes à la dynamique du développement des affaires. Il y a donc de l’expertise et de l’expérience que l’AGET se propose d’apporter aux jeunes entreprises et les accompagner dans leur croissance et dans leur dynamique au service de la création de la valeur ajoutée et de l’emploi », a déclaré Jonas Daou. Touchant la question phare inscrite au cœur de ces travaux, c’est-à-dire la création d’emplois pour les jeunes, l’AGET, au nom de la dynamique globale du secteur privé, propose trois solutions. « Le premier point, il vous souvient que lors de l’audience que vous nous avez accordée et aussi lors de la réunion du cadre de concertation public-privé, vous avez évoqué la nécessité d’établir une alliance forte entre le public et le privé. Justement, nous situons la stimulation de la création efficiente des emplois dans la nécessité d’un cadre macro-économique fort et une coopération entre le public et le privé qui permettent à l’ensemble des acteurs de l’écosystème d’échanger et de partager une vision efficiente du climat des affaires et sa promotion. Ainsi, les entreprises trouvent le terreau fertile pour se développer, créer des emplois décents et honorer leurs responsabilités citoyennes », fait savoir le président de l’AGET. « Le deuxième point, c’est la diversité entrepreneuriale et la diversité des emplois qui permettent de stimuler un écosystème qui favorisent les grandes entreprises comme les PME ou les TPE, les entrepreneurs locaux comme les investisseurs étrangers, les femmes comme les hommes. Je voudrais insister sur la diversité du genre. La présence de la jeune fille et de la femme dans les entreprises est une nécessité et un moteur de stabilité sociale qui de manière ultime favorise une meilleure redistribution de la valeur ajoutée produite. Elle contribue à la sécurité et la justice sociale qui sont des socles du développement durable et d’attractivité des investissements donc à plus d’entreprise et d’emplois », souligne Jonas Daou. Enfin, l’homme d’affaires togolais suggère un troisième point en lien avec l’innovation comme source et mode de construction des rapports sociaux et du rapport au travail. « La liberté d’innover et d’entreprendre. Stimuler la jeunesse et l’encourager à innover. On se rappellera du programme Creative China lancé par les autorités chinoises en 1978 pour faire des Chinois, des citoyens créatifs et innovants. Les résultats ont été au rendez-vous une génération plus tard. Innover l’éducation et l’enseignement à la base et stimuler l’esprit d’innovation et d’entreprise dès le bas âge afin qu’on ne parle plus de l’inadéquation entre les emplois et la formation. Et ici, il faut rappeler qu’il y a 15 ou 20 ans, la majorité des emplois créées aujourd’hui par les GAFAM et le secteur du digital n’étaient pas enseignés dans les écoles et universités. Mais les cerveaux ont été plutôt préparés pour s’adapter et créer de manière continue de la valeur ajoutée », ajoute le président de l’AGET. Le Haut conseil est l’organe central de la Coalition nationale pour l’emploi des jeunes créé en août 2016. Il a pour missions de veiller au respect des orientations générales de l’Etat en matière d’emploi des jeunes, d’apprécier les stratégies proposées par le secrétariat permanent de la coalition, d’étudier et proposer à l’endroit du gouvernement et des partenaires des orientations nécessaires et des cibles nouvelles en vue d’assurer une meilleure efficacité de la coalition, d’approuver le rapport de sélection des partenaires stratégiques et les programmes d’activités.
Franc CFA ou Eco : Contribution de l’AGET
Faut-il sortir du franc CFA ? Quelles sont les solutions de remplacement ? Voici l’analyse de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET). Dans son Livre Blanc 2020, l’AGET n’a pas occulté la question. Dans un chapitre consacré au sujet, les grandes entreprises ont mis en exergue des éléments d’analyse qui méritent qu’on y accorde une attention. Politiquement, note l’AGET, la question semble être réglée, parce qu’un sondage réalisé par Jeune Afrique le 09 novembre 2016 montre clairement le sentiment des populations de la zone franc de sortir du système franc CFA. Aussi, une monnaie de la CEDEAO dont le nom est maintenant connu, « l’ECO », devrait voir le jour, mais les dispositions pour en arriver là sont loin d’être bouclées. « Les pays anglophones, sous la houlette du Nigéria soulignent en outre que la zone franc devrait commencer par couper les liens avec le Trésor français, et au moins indiquer les échéances de désengagement. Et pourtant, ce désengagement ne peut se faire sans que toutes les conditions de mise en place de l’ECO ne soient réunies », décrypte l’AGET. Selon les grandes entreprises du Togo, l’adoption d’une nouvelle monnaie, soit par Etat, soit communautaire, est acceptée par plus de 80% des populations de la zone franc, n’est pas sans risque. « On se rappelle de l’effondrement rapide du franc malien créé en 1962, où les populations et les hommes d’affaires ont préféré conserver le franc CFA (pour sa stabilité) que leur monnaie nationale. L’indépendance monétaire comporte des risques non encore maîtrisés qu’il faudrait bien cerner avant toute chose », fait observer l’AGET. Au nombre de ces risques, figure la défiance des marchés. « Comment persuader les investisseurs étrangers qu’ils n’auront aucune difficulté à l’acheter et à le vendre, donc ne constitue en rien une menace à leurs affaires ? », s’interroge l’AGET qui fait remarquer également qu’une dépréciation accélérée de la nouvelle monnaie peut rendre insupportable le remboursement de la dette contractée par un ou plusieurs pays membres. « Comment éviter un effet boule de neige catastrophique pour l’ensemble de la zone monétaire ? », se demande l’Association. « En zone euro, on a vu que l’Allemagne se lassait de porter secours à la Grèce. Comment éviter que certains poids lourds refusent de rester solidaires aux économies moins robustes pour la stabilité de la zone monétaire ? Avec le retour de la plus grande partie des réserves de la zone UEMOA à Abidjan au siège de la BCEAO, certains pays pourraient être tentés de mettre fin à leur mutualisation et ce sera chacun pour soi », analyse l’AGET. Cependant, indique cette association représentative du secteur privé, la compétitivité des économies ne se limite pas qu’au maniement de la monnaie. « Il faut davantage améliorer les climats des affaires, mettre en place des institutions crédibles et indépendantes, plus de bonne gouvernance, plus de paix et de justice, gages d’un développement harmonieux et durable », relève l’AGET.
AGET: le livre-blanc pour la relance de l’économie post-Covid
L’association des grandes entreprises du Togo (AGET) est un visage important du secteur privé togolais. Regroupant les plus grandes entreprises opérant au Togo, l’AGET entend remplir, aux côtés du gouvernement, son rôle pour le développement du pays. L’organisation vient de remettre à la Cheffe du gouvernement son livre-blanc pour la relance des activités économiques mises à mal par la pandémie de Covid19. Le document a été remis à la Premier Ministre, Cheffe du Gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé le mardi dernier par une délégation de l’AGET conduite par son président Jonas Aklesso Daou. A l’occasion, les grandes lignes du livre-blanc ont été détaillées à la Cheffe du Gouvernement. La délégation de l’AGET a saisi l’occasion pour insister sur les recommandations issues du document et dont la mise en œuvre sera bénéfique pour l’économie togolaise sérieusement éprouvée depuis plus de 8 mois par la pandémie à coronavirus. En réponse, Victoire Tomegah-Dogbe a insisté sur la nécessité d’une alliance forte entre le gouvernement et l’AGET pour l’atteinte des objectifs. « Madame le Premier Ministre a insisté sur le fait qu’entre le gouvernement et le secteur privé, il soit mis en place une alliance forte qui nous permet de transcender l’ensemble des objectifs du gouvernement qui seront portés non seulement par les pouvoirs publics mais aussi par le secteur privé pour que nous puissions rendre l’économie nationale plus compétitive et plus attractive », a déclaré Jonas Aklesso Daou, le président de l’AGET. Officiellement, le livre-blanc de l’AGET sera rendu public début décembre à Lomé. Généralement, ce document important fait le diagnostic de la situation actuelle de l’économie et formule des recommandations.
Jonas Daou: Entrepreneur africain de l’année 2021
Jonas Daou, serial entrepreneur togolais, a été primé cette année par la Fondation Forum de Bamako (Mali). Le patron de Zener SA, ex-Sodigaz a reçu le Prix de l’entrepreneur africain de l’année 2021. Jonas Aklesso Daou a fondé il y a quatorze ans la Société de Distribution de Gaz (SODIGAZ), devenue il y a quelques mois, Zener SA. Sa société est active dans les secteurs de l’énergie, l’industrie et les services. Elle s’est développée également au Bénin et au Burkina Faso, avec au total plus de 500 employés. « Nous sommes n°1 du trading du gaz avec un terminal au Togo, tournée vers l’export, et nous sommes également présents dans l’industrie de la métallurgie (emballages), dans la distribution automobile, le conseil et les services à valeur ajoutée dans le secteur du digital », a expliqué le Togolais Jonas Aklesso Daou. Le patron de Zener SA s’exprimait dans un focus réalisé par le Bruno Fanucchi pour AfricaPresse.Paris (APP) où l’on découvre le poids entrepreneurial du Togolais. Jonas Daou, entrepreneur et motivateur PDG de Zener, Jonas Aklesso Daou dirige un groupe actif essentiellement dans trois secteurs : Fondée il y a quatorze ans au Togo, cette petite PME est devenue l’un des acteurs majeurs de ces secteurs clés. L’homme d’affaires togolais détient également la société Diwa International, concessionnaire automobile togolais. En mai dernier, il a porté son capital à plus d’un demi-milliard FCFA. Avec elle, il a intégré le programme « Elite Lounge BRVM », 3ème compartiment de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Un compartiment dédié aux PME/PMI de l’Uemoa. En Septembre 2020, Jonas Aklesso Daou a pris la tête de l’Association des Grandes entreprises du Togo (AGET). Quelques mois après, c’est la Fondation Forum de Bamako qui lui décerne le Prix de l’entrepreneur africain. Ingénieur devenu homme d’affaires, Jonas Daou ne cesse aussi d’encourager les jeunes à entreprendre. « Vous qui rêvez d’entreprendre, faites-le ! », lance-t-il souvent aux jeunes africains. Notons que la Fondation Forum de Bamako (Mali) œuvre pour donner aux africains, l’honneur et le mérite qui leur reviennent. Elle met en lumière les exploits ou innovations participent à l’avancée du Continent.




