L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a procédé le vendredi 07 mars 2025 au lancement de la 5ème édition de son Livre Blanc qui donne sa vision sur l’environnement et le climat des affaires au Togo, en mettant un accent particulier sur l’impératif de stimuler la liberté d’entreprendre et de promouvoir des réformes économiques structurelles. Avec pour thème « Innovations, Investissements et Politiques Publiques », le Livre Blanc 2024 de l’AGET s’aligne sur la feuille de route 2020-2025 du Gouvernement, revisite 22 secteurs économiques et formule 181 propositions. C’est en présence de la ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale, Rose Kayi Mivedor-Sambiani qui a présidé la cérémonie, accompagnée du ministre délégué auprès de la ministre du Commerce, Pr Kossivi Hounakey, du ministre délégué auprès du ministre des Mines et des Ressources Energétiques, Paul Kakatsi, du ministre délégué à la Présidence de la République, Edem Tengue, du Secrétaire Général du ministère de l’Economie et des Finances, Stéphane Akaya, de nombreuses personnalités et de grandes figures du monde de l’économie et des affaires dont le président du Conseil National du Patronat (CNP-TOGO), Laurent Tamegnon, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), José Symenouh et bien d’autres, que s’est déroulé le lancement du Livre Blanc 2024 de l’AGET. Après le discours de l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo dont l’institution a contribué financièrement à l’élaboration et l’édition du Livre Blanc 2024 et celui du Représentant Pays de la Banque Africaine de Développement (BAD) dont le Projet d’Appui à la Gouvernance et au Développement du Secteur Privé (PADGSP) porte le fruit du Livre Blanc 2024, les invités ont assisté à la présentation du document. Bilan des recommandations du Livre Blanc 2020 Le Livre Blanc 2024, c’est d’abord le bilan des recommandations de l’édition précédente. « Nous avons constaté des avancées dans quatre domaines spécifiques, notamment la fiscalité, la logistique, la cohésion et l’inclusion sociales et le climat des affaires. C’est vraiment dans ces quatre secteurs que notre diagnostic a révélé de réelles avancées. Il y en a eu dans d’autres secteurs. Mais là où nous avons atteint des taux qui dépassent 60%, 70%, ce sont ces quatre secteurs », a déclaré Jonas Daou, président de l’AGET. Dans le domaine de l’agriculture et de l’agro-industrie par exemple, l’AGET met en évidence des avancées significatives, mais incomplètes. Même constat dans le secteur de l’énergie de 2020 à 2024, tout comme au niveau du transport et logistique où le document met en lumière des progrès notables, mais des initiatives à concrétiser. Des progrès encourageants sont relevés dans le domaine portuaire, des mines et de l’industrie. Au niveau de la fiscalité et du foncier, l’AGET note également des progrès, bien que plusieurs objectifs restent inachevés. Sur le plan des nouvelles technologies, malgré les réalisations prometteuses, indique l’organisation patronale, l’accélération des réformes et une meilleure régulation sont indispensables pour maximiser l’impact des nouvelles technologies sur l’économie et le quotidien des citoyens togolais. Enfin, au chapitre du tourisme, il est fait mention de l’élaboration d’une stratégie nationale de redynamisation du tourisme qui marque un premier pas vers une véritable politique axée sur la promotion de la destination Togo, en plus de la mise en place d’un répertoire des établissements touristiques agréées. Pourquoi le thème « Innovations, Investissements et Politiques Publiques » ? Cette nouvelle édition du Livre Blanc analyse 22 secteurs économiques, avec 181 recommandations structurées autour de quatre axes stratégiques. Ces axes mettent en avant la modernisation des infrastructures, l’inclusion sociale, et la compétitivité des entreprises. Le document analyse notamment des défis récurrents pour les secteurs économiques comme le foncier ou les coûts de l’énergie, et propose des réformes fiscales pour, du point de vue des grands opérateurs économiques, renforcer l’attractivité du Togo. Selon l’AGET, le thème choisi reflète la nécessité pour le Togo d’adopter une approche intégrée pour développer son économie. Par « Innovations », l’organisation veut souligner la nécessité pour le Togo d’innover en matière de politiques fiscales, d’investissements et de climat des affaires pour traduire les ambitions affichées du Gouvernement en faits concrets. Par « Investissements », l’AGET veut mettre l’investissement, qu’il soit local ou étranger, au cœur de la stratégie de développement économique du Togo. Par « Politiques Publiques », elle souhaite la mise en place de politiques publiques adaptées pour garantir la réussite des initiatives privées. « Nous avons choisi comme thème spécial cette année l’innovation, l’investissement et les politiques publiques, car ces trois éléments sont essentiels pour réinventer notre développement et notre force économiques. Ce Livre Blanc n’est pas un exercice isolé, mais une véritable plateforme qui accompagne les pouvoirs publics dans la mise en œuvre de politiques publiques et la définition de stratégies d’innovation pour l’économie togolaise », a laissé entendre le président de l’AGET. « Nous avons formulé 181 propositions recoupées dans quatre axes stratégiques : l’intelligence économique et le développement ; la question de l’entreprise comme entité de vie de l’économie nationale et la compétitivité ; innovations et modernisation ; la promotion et la cohésion sociales. Nous avons redéfini l’entreprise, ce qu’elle est, et surtout ce qu’elle n’est pas, pour qu’on se comprenne mieux, afin de projeter notre écosystème et notre climat des affaires. », a-t-il ajouté. Le Livre Blanc 2024 consacre un chapitre à l’Intelligence Economique comme levier de compétitivité au Togo. Une innovation de cette 5ème édition. Il évoque la stratégie pour développer l’Intelligence Economique au Togo, en soulignant trois piliers fondamentaux : les atouts naturels, les atouts structurels et la promotion sociale. L’AGET propose par exemple la création d’une agence nationale dédiée à l’Intelligence Economique pour assurer une veille économique efficace, afin d’identifier les opportunités et anticiper les risques liés à l’environnement économique mondial. « Il s’agit de faire du Togo, un Etat stratège, dans sa vision de renforcer sa position sous-régionale, en optimisant l’utilisation des atouts nationaux », a précisé le président de l’AGET. La ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale, Rose Kayi Mivedor-Sambiani n’a pas manqué de féliciter l’AGET pour cette nouvelle édition du Livre Blanc de l’économie togolaise. « Je tiens à saluer cette belle initiative qui est aujourd’hui devenue
Concertation Etat – Secteur Privé à Kara : Des propositions du secteur privé
Les acteurs du secteur privé de la région de la Kara ont dorénavant leur porte–voix. L’antenne régionale de Kara du comité de concertation Etat – Secteur Privé est opérationnelle depuis le jeudi 23 janvier 2025. A cette occasion, le Secteur Privé a fait des propositions qui ont retenu l’attention du ministre de l’Economie et des Finances, Essowè Georges Barcola. Il est clair qu’après l’instauration d’une plus grande confiance entre le gouvernement à travers le CCESP et le secteur privé togolais basé dans la région Maritime, plus précisément à Lomé, l’idéal serait de faire un maillage du territoire pour l’ancrage réaliste de ce climat de confiance entre l’État et le secteur privé. Des réflexions du secteur privé Cette confiance n’a pas laissé indifférent le président de l’Association des Grandes Entreprises (AGET), Jonas Daou, qui a déclaré : « Je salue cette première rencontre délocalisée. Cette session de ce jour me donne envie d’avoir un rêve. Car 2025 va être donc une année extraordinaire pour le secteur privé togolais. Cette année commence avec un événement spécifique qui va booster l’énergie des acteurs économiques privés dans l’ensemble. Le jalon qui s’est posé aujourd’hui va permettre de dynamiser l’envie de créations des entreprises, aussi bien à Lomé qu’à l’intérieur du pays. Je vais faire des propositions pour mieux faire les affaires au lieu d’un discours ». Institutionnalisation des réponses administratives, l’implication des territoires dans le développement, poursuite du renforcement des capacités des parties prenantes dans le cadre du dialogue public-privé, fiscalité, concurrence, corruption et infrastructures, sont les sujets abordés par l’orateur dans ses propositions. Réponses du ministre Barcola Aux préoccupations relevées par le président de l’AGET, le ministre de l’Economie et des Finances, Georges Barcola, a donné des pistes de solution. En ce qui concerne la nécessité de répondre aux correspondances, le ministre Barcola a donné raison au président de l’AGET. « C’est une question de respect, d’efficacité et de bonne gouvernance. Je peux vous assurer que cette préoccupation est partagée au plus haut niveau de l’État. Le ministère de la Réforme, sous l’impulsion de Gilbert Bawara, travaille activement à améliorer la qualité du service public en intégrant notamment des indicateurs de performance liés à la réponse aux demandes. », a-t-il fait savoir. Sur le point de l’implication des territoires, le ministre a déclaré que la création d’antennes régionales du cadre de concertation Etat – Secteur Privé est une initiative louable qui va permettre de rapprocher l’administration des acteurs économiques locaux et de mieux prendre en compte leurs spécificités. Il s’agit là d’une véritable décentralisation économique qui doit se traduire par une implication accrue des territoires dans le développement de notre pays. Le Président du comité technique de concertation Etat – Secteur Privé a également évoqué le cas des infrastructures. « Le développement des infrastructures est un enjeu majeur pour notre pays. Je partage l’analyse de M. Daou sur l’importance des chemins de fer et des autres infrastructures de transport. Cependant, la réalisation de tels projets nécessite des investissements considérables que nous ne pouvons pas financer seuls. Nous devons donc rechercher des partenariats public-privé et mobiliser des financements internationaux », a laissé entendre le ministre Barcola. Par ailleurs, il a évoqué le moteur de développement que représente la concurrence, mais qui doit être loyale. « Il est inacceptable que les entreprises locales soient confrontées à une concurrence déloyale de la part de grandes multinationales. C’est pourquoi le gouvernement est déterminé à renforcer le cadre réglementaire pour garantir une concurrence équitable », a-t-il relevé. « La lutte contre la corruption est une priorité absolue pour le gouvernement. La création de la Haute Autorité de lutte contre la corruption, inscrite dans notre Constitution, témoigne de notre volonté de combattre ce fléau. Nous devons tous travailler ensemble pour instaurer une culture de la transparence et de l’intégrité », a ajouté le ministre Barcola. Sur la préoccupation relative à l’Etat stratège, il dit être d’accord. Selon lui, l’Etat doit fixer les règles du jeu, créer un environnement favorable aux entreprises et investir dans les secteurs clés de l’économie, mais il doit également se montrer plus agile et plus réactif face aux évolutions économiques et technologiques. « Je voudrais remercier une nouvelle fois M. Daou pour son intervention. Ses propositions sont précieuses et nous aideront à construire un avenir meilleur pour notre pays. Je suis convaincu que si nous travaillons ensemble, nous parviendrons à relever les défis qui sont les nôtres », a affirmé le ministre Barcola. La cérémonie d’installation de l’antenne de la région de Kara marque une étape importante dans le déroulement de l’agenda du comité de concertation Etat-secteur privé. Cette antenne jouera ainsi donc un rôle fondamental dans le développement du secteur privé régional. Le Comité Régional de Concertation de la Kara a pour mission principale de promouvoir un dialogue public-privé effectif et permanent à l’échelle locale. Il sera le relais des préoccupations des acteurs économiques de la région et jouera un rôle de veille sur les défis et opportunités du tissu entrepreneurial local. Concrètement, il s’agira, pour le Comité, de collecter et examiner les préoccupations des entreprises de la région afin de leur apporter des solutions concrètes et adaptées, relayer les initiatives du gouvernement en faveur du secteur privé, en s’assurant qu’elles atteignent efficacement les acteurs économiques locaux, créer une culture de dialogue à la base, en favorisant l’écoute et la collaboration entre les différents acteurs. Le Comité de Concertation Etat – Secteur Privé (CCESP Togo), est créé en 2017, avec pour mandat d’œuvrer à l’enracinement de la culture de dialogue afin de renforcer la confiance mutuelle entre acteurs publics et privés.
AG mixte 2024 : les grandes conclusions
L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) était en Assemblée Générale mixte (extraordinaire et ordinaire) le 16 mai dernier à Lomé. Des points importants étaient à l’ordre du jour, notamment la ratification de l’adhésion de nouveaux membres, la présentation des rapports et du budget 2024 ainsi que le Livre Blanc dont la publication est attendue avant la fin de l’année. Comme en 2023, l’Assemblée Générale 2024 de l’AGET était particulière, car divisée en deux sessions distinctes, à savoir une session extraordinaire consacrée à la modification des statuts, précisément les articles 13 et 16, et une session ordinaire qui a statué sur l’adhésion de nouveaux membres, la radiation et la suspension d’autres, la présentation des rapports, le budget et le Livre Blanc 2024. L’AGET a enregistré l’adhésion de nouveaux membres. Conformément à l’article 8 des statuts, les dossiers de trois nouvelles sociétés ont été acceptés et soumis à l’Assemblée Générale pour ratification. Désormais, IB BANK, NSIA BANQUE TOGO et DHL INTERNATIONAL TOGO sont membres de l’Association des Grandes Entreprises du Togo. Par contre, les sociétés AMEXFIELD TOGO STEEL, FRIEDLANDER et R-LOGISTIC ont adressé une demande de suspension à l’AGET. Quelques chiffres sur le poids de l’AGET ELEMENTS MONTANTS (en milliards FCFA)* 2021 2022 2023 % (22/23) Chiffre d’affaires HT 1031,460 1157,205 1456,420 25,85% Contribution au budget de l’Etat 115,921 120,901 131,283 8,58% Masse salariale 54,373 56,453 64,315 13,92% Effectifs régulièrement employés 13135 14222 14658 3,06% *Estimations Bilan 2023 positif A l’AGET, le bilan des douze derniers mois d’activités du Bureau Exécutif ainsi que les principaux défis, succès et perspectives pour les mois à venir, s’articulent autour de trois axes stratégiques, à savoir : « la promotion de l’AGET au niveau national, sous-régional et internationale ; la promotion de la qualification professionnelle et de l’emploi ; la contribution à l’amélioration du climat des affaires au Togo. » La collaboration avec les membres, le gouvernement, les instances supranationales, les Universités de l’AGET, l’appui à l’emploi des jeunes, au programme de cantine scolaire, le programme de mentorat de coaching, la participation au comité de concertation entre l’Etat et le Secteur Privé, etc., sont des réalisations qui reflètent l’engagement sans faille l’AGET qui déploie des efforts considérables pour promouvoir la compétitivité de ses membres et l’économie nationale. Actions et plaidoyers Dans sa collaboration avec le gouvernement qui a pris une ampleur significative grâce à l’implication active de l’Association sur d’importants projets liés à la vie socio-économique du Togo, l’AGET a été consultée sur d’importants points : « les politiques fiscales, la loi de finances pour l’année 2024, la réflexion approfondie sur divers sujets liés à la vie économique en collaboration avec les différents ministères sectoriels, tels que la politique industrielle et le code des investissements, la participation au Comité de concertation entre l’Etat et le Secteur Privé ». L’AGET a également rédigé des plaidoyers à l’endroit du gouvernement dont des propositions d’amélioration du Code général des impôts, le plaidoyer sur l’Assurance Maladie Universelle (AMU), le plaidoyer sur le coût et la qualité de l’énergie électrique au Togo et le plaidoyer sur la compétitivité des entreprises togolaises et la lutte contre les importations frauduleuses. Au regard des nouveaux défis qui se présentent, notamment le poids de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf) et les questions de fiscalité, l’AGET s’engage à étudier de près ces sujets et à proposer des solutions adaptées, continuant à travailler en collaboration avec le gouvernement pour promouvoir la compétitivité des entreprises et le développement économique. « L’AGET n’est pas contre l’AMU. Nous comprenons le souci que nous devons contribuer à la solidarité nationale. Nous sommes en discussion. Lors de la réouverture prochaine des pourparlers, nous reviendrons sur nos propositions », a laissé entendre le Bureau Exécutif de l’Association. Après le vote du budget 2024, l’évolution de la rédaction du Livre Blanc a été communiquée. Au stade actuel, on retient que la transmission provisoire du Livre Blanc aura lieu le 30 mai 2024 suivie de l’organisation d’une séance ou des séances de validation des différentes thématiques traitées et collecte des observations de l’AGET et des membres, avec une finalisation et la transmission du document final entre le 1er et le 15 juin 2024.
L’AGET salue les investissements de LCT au Togo
L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a organisé un cocktail jeudi dernier en collaboration avec Lome Container Terminal (LCT). Objectif : Présenter les investissements de LCT au Togo et parler des perspectives de l’économie maritime. Cette rencontre qui a réuni des membres de l’AGET, des représentants du secteur privé et des autorités administratives et traditionnelles, s’est déroulée au siège de LCT au port de Lomé. Elle a bénéficié du parrainage du ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, Edem Tengue. Après le mot du Directeur Général de LCT au Togo qui a souhaité la bienvenue à ses hôtes, il était question de découvrir davantage le port de Lomé actuellement 4ème au classement africain, à travers les installations de LCT, ses investissements dans notre pays et sa contribution à l’économie nationale. David Elbez, Directeur Terminal Investment de TIL, et ancien président de l’AGET, heureux de revenir au Togo pour continuer à soutenir le terminal LCT et son développement, a indiqué notamment que cette infrastructure permet aujourd’hui au Togo de rayonner sur l’ensemble du continent avec une vision internationale du transport maritime et de la logistique portuaire. Mais avant, il a exprimé sa gratitude à l’AGET pour sa vitalité et ses efforts en faveur de la promotion de l’économie togolaise et de la compétitivité des entreprises. « Nous avons toujours eu un soutien effectif des autorités togolaises sur ce projet. Nous sommes très heureux aujourd’hui de recevoir l’AGET où j’ai été avec bonheur co-fondateur. J’ai été le 3ème président de l’association et j’ai participé de façon assidue à toutes ses réunions. La qualité et la structuration de l’AGET démontrent aussi l’évolution structurelle de l’économie togolaise », a-t-il déclaré. En ce qui concerne les chiffres clés à retenir, David Elbez a fait savoir que LCT va réaliser cette année environ 1,8 million de conteneurs EVP, une productivité comparable à celle du port d’Anvers. « Nous nous comparons aujourd’hui aux meilleurs terminaux dans le monde. Nous avons atteint un niveau d’excellence qui est le fruit de la formation et du travail collectif. Le profit immédiat n’est pas la vision du Groupe », a-t-il affirmé. 301 milliards ont été investis sur ce terminal. « Et ce n’est pas fini. Nous continuons d’investir. Nous allons arriver à 321 milliards dans les deux prochaines années. Nous avons créé 2000 emplois, avec un salaire minimum brut de 350.000 FCFA. Un portiqueur gagne aujourd’hui chez nous un salaire brut de 1.100.000 FCFA par mois. LCT, c’est aussi un ascenseur économique et social. Nous faisons rentrer 160 millions d’euros de devises par an dans l’économie togolaise. Nous avons effectué 4200 formations en 2023. Toute l’évolution, toute la qualité opérationnelle, toute l’efficacité de ce terminal est liée à la formation, à la transmission et à la motivation financière du groupe. C’est ce qui nous permet aujourd’hui d’avoir ces résultats. Nous voulons continuer à être la locomotive, un élément important de l’économie togolaise. Nous continuons à travailler de façon étroite avec l’Etat », a-t-il laissé entendre. Plaidoyer de l’AGET En présence de trois anciens présidents de cette organisation patronale dont David Elbez, José Symenouh et Clément Ahialey, qui ont rehaussé l’évènement de leur présence, l’actuel président de l’AGET, Jonas Daou, n’a pas manqué de remercier les autorités et le secteur privé pour leur mobilisation massive à ce rendez-vous. « L’objectif de cette initiative, c’est d’abord de contribuer à plus d’interaction par moment, mais aussi aborder des sujets qui nous permettent de structurer notre réflexion sur comment nous contribuons à l’écosystème national. Pour nous qui travaillons dans cette zone nous voulons faire une doléance au ministre de l’Economie Maritime qui nous honore de sa présence. Nous voulons une infrastructure qui permette de fluidifier la circulation. Plus 60% des échanges commerciaux sont réalisés dans cette zone. Autour du port, nous avons tout l’arsenal industriel. On a PIA, c’est vrai. Et c’est beau quand vous passez devant PIA. Nous voulons la même chose dans la zone portuaire. Nous avons encore des installations industrielles où il est très difficile de rentrer en période de pluie et moins éclairées », a souligné le président de l’AGET. Conscient du rôle important que le port et tout l’écosystème autour du port jouent dans l’économie nationale ainsi que de l’ambition des pouvoirs publics de faire de notre pays un hub logistique et d’affaires de référence, Jonas Daou a tenu à remercier le gouvernement pour le dialogue public-privé qui s’est beaucoup amélioré ces dernières années. « Deux ou trois points sont fondamentaux pour nous dans notre plaidoyer en faveur du secteur privé pour le compte de la loi des finances 2024. C’est d’abord le taux de l’impôt sur les sociétés qui aujourd’hui au Togo est entre 27 et 28%, alors que la plupart de nos voisins sont à 25%. Nous souhaitons qu’on s’aligne sur les autres. Nous sommes en mesure d’offrir en contrepartie une augmentation du montant de nos investissements dans l’économie nationale. Nous ne demandons pas juste, mais souhaitons aussi contribuer », a précisé le PDG de ZENER. « Nous voudrions aussi que la question du plafonnement des frais de publicité et RSE introduite dans la loi des finances soit revue, parce que c’est restrictif. La question des pénalités devrait également être revue, pour permettre aux PME / PMI d’être plus compétitives. Monsieur le Ministre, nous vous prions d’être notre porte-parole auprès du gouvernement », a-t-il ajouté. « Enfin, je voudrais dire que l’AGET est en train de travailler sur le nouveau Livre Blanc qui sera prêt mi-2024. Et je continue de solliciter la contribution de nos membres et des partenaires techniques et financiers pour enrichir notre Livre Blanc, de sorte à ce que l’AGET puisse être la principale organisation patronale, le meilleur recruteur et en faire plus », relève le président de l’AGET. Edem Tengue : « Nous sommes le royaume logistique d’Afrique subsaharienne » Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, Edem Tengue, s’est réjoui que l’AGET se soit imposée comme une organisation patronale respectable et respectée dans le paysage économique de notre pays. « Je suis très
Bulletin économique de l’AGET
Numéro N°29 du bulletin économique d’information de l’Association des Grandes Entreprises du Togo.Au sommaire :
Il était une fois Ignace Clomegah !!!
Il y a des disparitions plus marquantes que d’autres ! Le 23 février 2023, le Togo et le monde des affaires ont perdu l’un des leurs, Monsieur Ignace Anani Kokuvi Clomegah. Ce brillant expert-comptable et diplômé de Sciences Po, était un sujet d’élite qui a intégré très tôt le grand cabinet Arthur Andersen. Le parcours de Monsieur Clomegah restera à jamais une source d’inspiration pour l’Afrique de l’excellence. L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) tient à saluer le travail remarquable et la contribution inestimable de Monsieur Clomegah dans le domaine de l’expertise comptable, de la formation des talents et du développement des affaires. Cet homme visionnaire a su faire preuve de perspicacité et d’audace pour bâtir une carrière remarquable, inspirer des générations de jeunes professionnels et contribuer au développement de l’économie africaine. Nous sommes fiers d’avoir compté Ignace Clomegah parmi nos membres. Nous sommes honorés d’avoir pu travailler avec lui et de l’avoir connu. Personnalité immensément respectée, Ignace Clomegah a donné du Togo une image d’excellence et du travail de qualité. Pendant plusieurs années, il a recruté et formé de nombreux talents, notamment des Ivoiriens et des Togolais qui ont aujourd’hui des postes de haut niveau dans des gouvernements, des multinationales, des organisations internationales ou d’autres encore qui sont des chefs d’entreprises chevronnés. Ignace Clomegah était un homme humble, disponible et à l’écoute de tous. Il avait une passion contagieuse pour son métier et pour l’Afrique. Il était respecté et admiré pour son intelligence, sa compétence et sa droiture. Aujourd’hui, l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) rend hommage à Ignace Clomegah, un homme d’exception qui a laissé une empreinte indélébile sur le monde de l’entreprise en Afrique. Nous sommes fiers de compter parmi nos membres, des entreprises qui ont bénéficié de son expertise et de son mentorat. Nous sommes reconnaissants pour tout ce qu’il a fait pour l’Afrique et pour les générations futures. Nous sommes tristes de le voir partir, mais nous sommes également conscients de la chance que nous avons eue de le connaître et de travailler avec lui. Nous garderons toujours en mémoire sa vision, son dévouement et son optimisme. Nous sommes convaincus que son héritage continuera de vivre à travers tous ceux qu’il a formés et inspirés. Nous voulons adresser nos sincères condoléances à la famille d’Ignace Clomegah, à toute l’équipe de DELOITTE TOGO, à son Managing Partner et à tous ceux qui l’ont aimé et admiré. Nous sommes à leurs côtés dans cette période difficile et nous leur offrons notre soutien et notre réconfort. Ignace Clomegah restera à jamais dans nos cœurs et dans nos esprits, comme un exemple de réussite, d’engagement et de détermination. Il était une fois Ignace Anani Kokuvi Clomegah, un homme d’exception… Jonas A.Y. DAOU Président de l’AGET