L’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a organisé un cocktail jeudi dernier en collaboration avec Lome Container Terminal (LCT). Objectif : Présenter les investissements de LCT au Togo et parler des perspectives de l’économie maritime. Cette rencontre qui a réuni des membres de l’AGET, des représentants du secteur privé et des autorités administratives et traditionnelles, s’est déroulée au siège de LCT au port de Lomé. Elle a bénéficié du parrainage du ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, Edem Tengue. Après le mot du Directeur Général de LCT au Togo qui a souhaité la bienvenue à ses hôtes, il était question de découvrir davantage le port de Lomé actuellement 4ème au classement africain, à travers les installations de LCT, ses investissements dans notre pays et sa contribution à l’économie nationale. David Elbez, Directeur Terminal Investment de TIL, et ancien président de l’AGET, heureux de revenir au Togo pour continuer à soutenir le terminal LCT et son développement, a indiqué notamment que cette infrastructure permet aujourd’hui au Togo de rayonner sur l’ensemble du continent avec une vision internationale du transport maritime et de la logistique portuaire. Mais avant, il a exprimé sa gratitude à l’AGET pour sa vitalité et ses efforts en faveur de la promotion de l’économie togolaise et de la compétitivité des entreprises. « Nous avons toujours eu un soutien effectif des autorités togolaises sur ce projet. Nous sommes très heureux aujourd’hui de recevoir l’AGET où j’ai été avec bonheur co-fondateur. J’ai été le 3ème président de l’association et j’ai participé de façon assidue à toutes ses réunions. La qualité et la structuration de l’AGET démontrent aussi l’évolution structurelle de l’économie togolaise », a-t-il déclaré. En ce qui concerne les chiffres clés à retenir, David Elbez a fait savoir que LCT va réaliser cette année environ 1,8 million de conteneurs EVP, une productivité comparable à celle du port d’Anvers. « Nous nous comparons aujourd’hui aux meilleurs terminaux dans le monde. Nous avons atteint un niveau d’excellence qui est le fruit de la formation et du travail collectif. Le profit immédiat n’est pas la vision du Groupe », a-t-il affirmé. 301 milliards ont été investis sur ce terminal. « Et ce n’est pas fini. Nous continuons d’investir. Nous allons arriver à 321 milliards dans les deux prochaines années. Nous avons créé 2000 emplois, avec un salaire minimum brut de 350.000 FCFA. Un portiqueur gagne aujourd’hui chez nous un salaire brut de 1.100.000 FCFA par mois. LCT, c’est aussi un ascenseur économique et social. Nous faisons rentrer 160 millions d’euros de devises par an dans l’économie togolaise. Nous avons effectué 4200 formations en 2023. Toute l’évolution, toute la qualité opérationnelle, toute l’efficacité de ce terminal est liée à la formation, à la transmission et à la motivation financière du groupe. C’est ce qui nous permet aujourd’hui d’avoir ces résultats. Nous voulons continuer à être la locomotive, un élément important de l’économie togolaise. Nous continuons à travailler de façon étroite avec l’Etat », a-t-il laissé entendre. Plaidoyer de l’AGET En présence de trois anciens présidents de cette organisation patronale dont David Elbez, José Symenouh et Clément Ahialey, qui ont rehaussé l’évènement de leur présence, l’actuel président de l’AGET, Jonas Daou, n’a pas manqué de remercier les autorités et le secteur privé pour leur mobilisation massive à ce rendez-vous. « L’objectif de cette initiative, c’est d’abord de contribuer à plus d’interaction par moment, mais aussi aborder des sujets qui nous permettent de structurer notre réflexion sur comment nous contribuons à l’écosystème national. Pour nous qui travaillons dans cette zone nous voulons faire une doléance au ministre de l’Economie Maritime qui nous honore de sa présence. Nous voulons une infrastructure qui permette de fluidifier la circulation. Plus 60% des échanges commerciaux sont réalisés dans cette zone. Autour du port, nous avons tout l’arsenal industriel. On a PIA, c’est vrai. Et c’est beau quand vous passez devant PIA. Nous voulons la même chose dans la zone portuaire. Nous avons encore des installations industrielles où il est très difficile de rentrer en période de pluie et moins éclairées », a souligné le président de l’AGET. Conscient du rôle important que le port et tout l’écosystème autour du port jouent dans l’économie nationale ainsi que de l’ambition des pouvoirs publics de faire de notre pays un hub logistique et d’affaires de référence, Jonas Daou a tenu à remercier le gouvernement pour le dialogue public-privé qui s’est beaucoup amélioré ces dernières années. « Deux ou trois points sont fondamentaux pour nous dans notre plaidoyer en faveur du secteur privé pour le compte de la loi des finances 2024. C’est d’abord le taux de l’impôt sur les sociétés qui aujourd’hui au Togo est entre 27 et 28%, alors que la plupart de nos voisins sont à 25%. Nous souhaitons qu’on s’aligne sur les autres. Nous sommes en mesure d’offrir en contrepartie une augmentation du montant de nos investissements dans l’économie nationale. Nous ne demandons pas juste, mais souhaitons aussi contribuer », a précisé le PDG de ZENER. « Nous voudrions aussi que la question du plafonnement des frais de publicité et RSE introduite dans la loi des finances soit revue, parce que c’est restrictif. La question des pénalités devrait également être revue, pour permettre aux PME / PMI d’être plus compétitives. Monsieur le Ministre, nous vous prions d’être notre porte-parole auprès du gouvernement », a-t-il ajouté. « Enfin, je voudrais dire que l’AGET est en train de travailler sur le nouveau Livre Blanc qui sera prêt mi-2024. Et je continue de solliciter la contribution de nos membres et des partenaires techniques et financiers pour enrichir notre Livre Blanc, de sorte à ce que l’AGET puisse être la principale organisation patronale, le meilleur recruteur et en faire plus », relève le président de l’AGET. Edem Tengue : « Nous sommes le royaume logistique d’Afrique subsaharienne » Prenant la parole à son tour, le ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, Edem Tengue, s’est réjoui que l’AGET se soit imposée comme une organisation patronale respectable et respectée dans le paysage économique de notre pays. « Je suis très
Création d’emplois pour les jeunes : Nos solutions
Le Haut conseil pour l’emploi des jeunes a tenu mardi 13 avril à Lomé, sa première session inaugurale sous la présidence de Mme le Premier Ministre, Victoire Tomégah-Dogbé. Placés sous le thème « Entreprises jeunes du XXIème siècle dans les tourbillons de la Covid-19 », les travaux ont connu la participation du secteur privé, notamment de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) dont le président, Jonas Daou, propose trois remèdes au problème de création d’emplois pour les jeunes. Dans son discours à cette session inaugurale du Haut conseil pour l’emploi des jeunes, le président de l’AGET a précisé que son Association se sent interpellée, car, dit-il, plus que tout autre type d’entreprise, les grandes entreprises ont été jeunes, ont traversé des péripéties, capitalisé de l’expérience, testé voire changé leurs stratégies et bâti une capacité plus ou moins forte de résilience. « Oui, il faut parfois ou souvent le rappeler à tous, les grandes entreprises n’ont pas toujours été grandes et c’est pour cette raison qu’elles peuvent être de bons conseils pour l’ensemble de l’écosystèmes et des parties prenantes à la dynamique du développement des affaires. Il y a donc de l’expertise et de l’expérience que l’AGET se propose d’apporter aux jeunes entreprises et les accompagner dans leur croissance et dans leur dynamique au service de la création de la valeur ajoutée et de l’emploi », a déclaré Jonas Daou. Touchant la question phare inscrite au cœur de ces travaux, c’est-à-dire la création d’emplois pour les jeunes, l’AGET, au nom de la dynamique globale du secteur privé, propose trois solutions. « Le premier point, il vous souvient que lors de l’audience que vous nous avez accordée et aussi lors de la réunion du cadre de concertation public-privé, vous avez évoqué la nécessité d’établir une alliance forte entre le public et le privé. Justement, nous situons la stimulation de la création efficiente des emplois dans la nécessité d’un cadre macro-économique fort et une coopération entre le public et le privé qui permettent à l’ensemble des acteurs de l’écosystème d’échanger et de partager une vision efficiente du climat des affaires et sa promotion. Ainsi, les entreprises trouvent le terreau fertile pour se développer, créer des emplois décents et honorer leurs responsabilités citoyennes », fait savoir le président de l’AGET. « Le deuxième point, c’est la diversité entrepreneuriale et la diversité des emplois qui permettent de stimuler un écosystème qui favorisent les grandes entreprises comme les PME ou les TPE, les entrepreneurs locaux comme les investisseurs étrangers, les femmes comme les hommes. Je voudrais insister sur la diversité du genre. La présence de la jeune fille et de la femme dans les entreprises est une nécessité et un moteur de stabilité sociale qui de manière ultime favorise une meilleure redistribution de la valeur ajoutée produite. Elle contribue à la sécurité et la justice sociale qui sont des socles du développement durable et d’attractivité des investissements donc à plus d’entreprise et d’emplois », souligne Jonas Daou. Enfin, l’homme d’affaires togolais suggère un troisième point en lien avec l’innovation comme source et mode de construction des rapports sociaux et du rapport au travail. « La liberté d’innover et d’entreprendre. Stimuler la jeunesse et l’encourager à innover. On se rappellera du programme Creative China lancé par les autorités chinoises en 1978 pour faire des Chinois, des citoyens créatifs et innovants. Les résultats ont été au rendez-vous une génération plus tard. Innover l’éducation et l’enseignement à la base et stimuler l’esprit d’innovation et d’entreprise dès le bas âge afin qu’on ne parle plus de l’inadéquation entre les emplois et la formation. Et ici, il faut rappeler qu’il y a 15 ou 20 ans, la majorité des emplois créées aujourd’hui par les GAFAM et le secteur du digital n’étaient pas enseignés dans les écoles et universités. Mais les cerveaux ont été plutôt préparés pour s’adapter et créer de manière continue de la valeur ajoutée », ajoute le président de l’AGET. Le Haut conseil est l’organe central de la Coalition nationale pour l’emploi des jeunes créé en août 2016. Il a pour missions de veiller au respect des orientations générales de l’Etat en matière d’emploi des jeunes, d’apprécier les stratégies proposées par le secrétariat permanent de la coalition, d’étudier et proposer à l’endroit du gouvernement et des partenaires des orientations nécessaires et des cibles nouvelles en vue d’assurer une meilleure efficacité de la coalition, d’approuver le rapport de sélection des partenaires stratégiques et les programmes d’activités.
Franc CFA ou Eco : Contribution de l’AGET
Faut-il sortir du franc CFA ? Quelles sont les solutions de remplacement ? Voici l’analyse de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET). Dans son Livre Blanc 2020, l’AGET n’a pas occulté la question. Dans un chapitre consacré au sujet, les grandes entreprises ont mis en exergue des éléments d’analyse qui méritent qu’on y accorde une attention. Politiquement, note l’AGET, la question semble être réglée, parce qu’un sondage réalisé par Jeune Afrique le 09 novembre 2016 montre clairement le sentiment des populations de la zone franc de sortir du système franc CFA. Aussi, une monnaie de la CEDEAO dont le nom est maintenant connu, « l’ECO », devrait voir le jour, mais les dispositions pour en arriver là sont loin d’être bouclées. « Les pays anglophones, sous la houlette du Nigéria soulignent en outre que la zone franc devrait commencer par couper les liens avec le Trésor français, et au moins indiquer les échéances de désengagement. Et pourtant, ce désengagement ne peut se faire sans que toutes les conditions de mise en place de l’ECO ne soient réunies », décrypte l’AGET. Selon les grandes entreprises du Togo, l’adoption d’une nouvelle monnaie, soit par Etat, soit communautaire, est acceptée par plus de 80% des populations de la zone franc, n’est pas sans risque. « On se rappelle de l’effondrement rapide du franc malien créé en 1962, où les populations et les hommes d’affaires ont préféré conserver le franc CFA (pour sa stabilité) que leur monnaie nationale. L’indépendance monétaire comporte des risques non encore maîtrisés qu’il faudrait bien cerner avant toute chose », fait observer l’AGET. Au nombre de ces risques, figure la défiance des marchés. « Comment persuader les investisseurs étrangers qu’ils n’auront aucune difficulté à l’acheter et à le vendre, donc ne constitue en rien une menace à leurs affaires ? », s’interroge l’AGET qui fait remarquer également qu’une dépréciation accélérée de la nouvelle monnaie peut rendre insupportable le remboursement de la dette contractée par un ou plusieurs pays membres. « Comment éviter un effet boule de neige catastrophique pour l’ensemble de la zone monétaire ? », se demande l’Association. « En zone euro, on a vu que l’Allemagne se lassait de porter secours à la Grèce. Comment éviter que certains poids lourds refusent de rester solidaires aux économies moins robustes pour la stabilité de la zone monétaire ? Avec le retour de la plus grande partie des réserves de la zone UEMOA à Abidjan au siège de la BCEAO, certains pays pourraient être tentés de mettre fin à leur mutualisation et ce sera chacun pour soi », analyse l’AGET. Cependant, indique cette association représentative du secteur privé, la compétitivité des économies ne se limite pas qu’au maniement de la monnaie. « Il faut davantage améliorer les climats des affaires, mettre en place des institutions crédibles et indépendantes, plus de bonne gouvernance, plus de paix et de justice, gages d’un développement harmonieux et durable », relève l’AGET.
AGET: le livre-blanc pour la relance de l’économie post-Covid
L’association des grandes entreprises du Togo (AGET) est un visage important du secteur privé togolais. Regroupant les plus grandes entreprises opérant au Togo, l’AGET entend remplir, aux côtés du gouvernement, son rôle pour le développement du pays. L’organisation vient de remettre à la Cheffe du gouvernement son livre-blanc pour la relance des activités économiques mises à mal par la pandémie de Covid19. Le document a été remis à la Premier Ministre, Cheffe du Gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé le mardi dernier par une délégation de l’AGET conduite par son président Jonas Aklesso Daou. A l’occasion, les grandes lignes du livre-blanc ont été détaillées à la Cheffe du Gouvernement. La délégation de l’AGET a saisi l’occasion pour insister sur les recommandations issues du document et dont la mise en œuvre sera bénéfique pour l’économie togolaise sérieusement éprouvée depuis plus de 8 mois par la pandémie à coronavirus. En réponse, Victoire Tomegah-Dogbe a insisté sur la nécessité d’une alliance forte entre le gouvernement et l’AGET pour l’atteinte des objectifs. « Madame le Premier Ministre a insisté sur le fait qu’entre le gouvernement et le secteur privé, il soit mis en place une alliance forte qui nous permet de transcender l’ensemble des objectifs du gouvernement qui seront portés non seulement par les pouvoirs publics mais aussi par le secteur privé pour que nous puissions rendre l’économie nationale plus compétitive et plus attractive », a déclaré Jonas Aklesso Daou, le président de l’AGET. Officiellement, le livre-blanc de l’AGET sera rendu public début décembre à Lomé. Généralement, ce document important fait le diagnostic de la situation actuelle de l’économie et formule des recommandations.
Jonas Daou: Entrepreneur africain de l’année 2021
Jonas Daou, serial entrepreneur togolais, a été primé cette année par la Fondation Forum de Bamako (Mali). Le patron de Zener SA, ex-Sodigaz a reçu le Prix de l’entrepreneur africain de l’année 2021. Jonas Aklesso Daou a fondé il y a quatorze ans la Société de Distribution de Gaz (SODIGAZ), devenue il y a quelques mois, Zener SA. Sa société est active dans les secteurs de l’énergie, l’industrie et les services. Elle s’est développée également au Bénin et au Burkina Faso, avec au total plus de 500 employés. « Nous sommes n°1 du trading du gaz avec un terminal au Togo, tournée vers l’export, et nous sommes également présents dans l’industrie de la métallurgie (emballages), dans la distribution automobile, le conseil et les services à valeur ajoutée dans le secteur du digital », a expliqué le Togolais Jonas Aklesso Daou. Le patron de Zener SA s’exprimait dans un focus réalisé par le Bruno Fanucchi pour AfricaPresse.Paris (APP) où l’on découvre le poids entrepreneurial du Togolais. Jonas Daou, entrepreneur et motivateur PDG de Zener, Jonas Aklesso Daou dirige un groupe actif essentiellement dans trois secteurs : Fondée il y a quatorze ans au Togo, cette petite PME est devenue l’un des acteurs majeurs de ces secteurs clés. L’homme d’affaires togolais détient également la société Diwa International, concessionnaire automobile togolais. En mai dernier, il a porté son capital à plus d’un demi-milliard FCFA. Avec elle, il a intégré le programme « Elite Lounge BRVM », 3ème compartiment de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Un compartiment dédié aux PME/PMI de l’Uemoa. En Septembre 2020, Jonas Aklesso Daou a pris la tête de l’Association des Grandes entreprises du Togo (AGET). Quelques mois après, c’est la Fondation Forum de Bamako qui lui décerne le Prix de l’entrepreneur africain. Ingénieur devenu homme d’affaires, Jonas Daou ne cesse aussi d’encourager les jeunes à entreprendre. « Vous qui rêvez d’entreprendre, faites-le ! », lance-t-il souvent aux jeunes africains. Notons que la Fondation Forum de Bamako (Mali) œuvre pour donner aux africains, l’honneur et le mérite qui leur reviennent. Elle met en lumière les exploits ou innovations participent à l’avancée du Continent.
Togo: AGET et gouvernement veulent coconstruire, en toute confiance
L’Association des grandes entreprises du Togo (AGET) a tenu le 15 décembre dernier son cocktail de fin d’année à Lomé. L’évènement a rassemblé non seulement les membres de l’organisation mais aussi des personnalités publiques, au rang desquelles le Premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé. Cette dernière était accompagnée notamment de la ministre en charge du développement à la Base,, Myriam Dossou-d’Almeida, et du ministre en charge de l’économie maritime, Edem Kokou Tengue. Cette soirée a marqué la célébration des 15 ans de NSIA Assurance en tant que membre de l’AGET. A l’occasion, la cheffe du gouvernement a transmis aux membres de l’AGET les chaleureuses salutations du Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé. Victoire Tomegah-Dogbé a exprimé sa conviction en la capacité du secteur privé togolais à contribuer fortement à la transformation économique et sociale du Togo. « Le Togo a besoin du secteur privé et il n’y aura pas de Togo dynamique, sans une collaboration étroite entre le secteur public et le secteur privé. Nous avons désormais compris que le secteur public et le secteur privé doivent ensemble, main dans la main, co-construire en toute confiance. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Nous voulons avoir des relations décomplexées avec vous les chefs d’entreprises», a indiqué Mme Tomegah-Dogbé. Le Premier ministre a souhaité qu’un dialogue ouvert et interactif se pérennise entre le secteur privé et son gouvernement ; ce qui permettra de connaître tous les problèmes et les préoccupations des hommes d’affaires. Pour sa part, Jonas Daou, le président de l’AGET a remercié le gouvernement pour son engagement à consolider le dialogue avec le secteur privé, en vue de trouver des solutions durables aux problèmes qui se posent dans les domaines de l’économie nationale, l’investissement, la compétitivité des entreprises et l’environnement des affaires. « Je tiens à féliciter l’ensemble des entreprises membres pour leur capacité de résilience et d’avoir résisté à l’ouragan de la Covid-19 et aux effets de la guerre russo-ukrainienne. Toutes ces crises en sus du djihadisme qui secouent l’Afrique de l’ouest ainsi que la transition écologique, redessinent sûrement un environnement géostratégique qui nous pousse à repenser non seulement l’environnement des affaires, mais aussi les rapports inter-entreprises, la prise en compte durable de la sensibilité des pays d’accueil et des investissements et aussi l’ancrage des rapports publics privés dans un dialogue qui porte sur l’inclusion et la croissance partagée », a souligné Jonas Daou. L’AGET scrute le terrain L’AGET travaille sur la question fiscale, la compétitivité des entreprises, le climat des affaires et son Bureau Exécutif se rencontre régulièrement pour apprécier les avancées et les orientations. A cet effet, elle a initié les universités de l’AGET dont la première édition a eu lieu en 2022. L’édition 2023 est en pleine préparation. Toujours en 2022, l’organisation a initié des rencontres avec les partenaires sociaux, professionnels et également avec des patrons des entreprises de presse privée. Toutes ces initiatives permettent au creuset des grandes entreprises de préparer au mieux la prochaine édition de son Livre Blanc dont les thèmes clés s’articuleront autour de : Innovation et Investissement ; Leadership et Vision ; Recherche et Développement ; Mobilité et Modernité. Pour rappel, l’AGET est une organisation patronale forte actuellement de 78 membres qui sont les principales entreprises privées du Togo opérant dans tous les secteurs clés de l’économie nationale. Sa contribution fiscale annuelle de plus de 25% au budget de l’Etat. Elle est pourvoyeuse de plus de 15000 emplois directs.