Secteur informel

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Le secteur informel au Togo est de deux ordres :

– Celui qui commence depuis les étalages dans les quartiers pour envahir les trottoirs et devantures des boutiques de commerçants régulièrement installés qui payent leurs impôts et taxes à l’Etat.

La plupart des animateurs de ce secteur échappent au contrôle fiscal ne payant que des impôts forfaitaires qui ne correspondent pas aux chiffres d’affaires réellement générés. C’est le cas également des transitaires et assureurs « de trottoir » qui concurrencent les acteurs formels de ce secteur ou encore celui des vendeurs de pièces de rechange qui font un chiffre d’affaires parfois très important.

Ailleurs, ce secteur est organisé sur des sites précis alloués à cet effet, l’empêchant ainsi d’empiéter sur le commerce formel. Ceci suppose une attention particulière des autorités afin de mettre en place une stratégie continue d’intégration de ce secteur au secteur formel.

– Celui des entreprises individuelles ou familiales voire des entreprises de taille relativement importante qui exploitent allègrement les failles ou les tolérances « du système ».

Ces entreprises ne payent que des taxes forfaitaires réduites et non proportionnelles avec la réalité de leurs activités et s’affranchissent des règles et obligations qui s’imposent au secteur formel. C’est le cas par exemple des vendeurs de véhicules dans les parcs MAD qui vendent des véhicules d’occasion mais aussi des véhicules neufs de même marque que les concessionnaires. Ils font ainsi leur marge sur le dos de l’Etat et livrent une concurrence déloyale aux entreprises du secteur formel.

L’évaluation de la totalité du chiffre d’affaires du secteur informel se situerait aux alentours de 250 milliards (source : 4 principales banques du Togo), soit 20 % environ du PIB du Togo qui ne profite pas à l’Etat, mais qui utilise et détériore parfois les infrastructures existantes.